ANTIBIOTIQUE FEED'BACKArticle aliment-et-developpement.com   du 22/09/2022 

II. L’ «Antibiotique – feed’back»  et l’historique de la biologie (suite) 

5. Apport des conquêtes, des explorations, des missions, de la colonisation, de la coopération et de «l’assimilation scientifique» à la biologie.

Conquêtes, explorations, missions, colonisations et coopérations indiquent un déplacement, aller d’un lieu à un autre, plus ou moins lointain, inconnu, méconnu ou connu, mais particulier. Ce déplacement est «La Marche» lorsqu’il est l’entrainement de toute la personnalité.

«La Marche», le propre de l’homme, est son histoire, son humanité, elle est l’humanité.

«La Marche» est, pour l’homme, la recherche des meilleures conditions de vie, voire même, de survie, et c’est la cueillette, la chasse, la domestication de la flore et de la faune, la sédentarisation, le nomadisme, la quête de terres nouvelles des espaces continentaux.

«La Marche» est pour l’homme mieux connaître son environnement, et ce sont les explorations des continents, des mers et des océans et de l’espace.

«La Marche» est porter à l’homme le sens de son humanité «Être homme». Et ce sont les missions, les colonisations, les coopérations multilatérales entre les nations et «l’assimilation scientifique».

«La Marche», pour preuve de cette appellation « Être homme », est le besoin de liberté. Et c’est le tourisme, les échanges culturels et économiques.

«La Marche»,  la liberté d’«Être homme» et l’assumer, c'est choisir «Où, qui, que, quoi et quand », et c’est la migration loyale (l’homme n’a-t-il pas lui-même établi des frontières et des règles ?)

« La Marche » est économique, elle est le fondement du marché.

« La Marche » est religieuse : dès le début de l’ère chrétienne, «la Marche» a été souvent, religieuse et économique.  Le prosélytisme chrétien ou musulman,  par l’adhésion pacifique des peuples et des nations, a été favorisé par le commerce dans de nombreuses régions du monde. Les trois religions du monothéisme étaient alors «compagnons» du marché, dans «La Marche», au mieux du respect de l’échange juste selon leur foi et répondre au mieux de leur situation et condition à l’injonction faite par Jésus-Christ aux vendeurs du Temple, rapportée par les évangiles : «Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs».   L’univers, le ciel et la terre, n’est-il pas la maison du Dieu de leur foi ?  Tous ces aspects de «La Marche» sont d’actualité ou ont laissé des traces, dont certaines sont indélébiles, dans le développement du monde moderne, ce sont les sciences exactes, la philosophie, l’exercice du droit et de la justice, la médecine, la pharmacie, le marché et l’instruction pour tous. Et bien des fois ce fut porter un plus ou un moins à quelque culture locale.

Conquêtes, explorations, missions, colonisations ou coopérations ont de tout temps apporté à  la Science dont la biologie son matériel et ses matériaux, pensées et outils  Et ce n’est pas tout, peut-on ajouter ! Chaque repère de leurs chronologies est renvoi à quelque référence utile dans la construction et la conduite de projet de recherche et développement. Aussi, l’histoire est un pilier de la recherche et développement : elle nourrit l’imagination lorsqu’il s’agit d’explorer l’inconnu de la recherche en ce temps. «Il était une fois» peut servir en  recherche et développement [1]. À ce sujet, concernant la recherche en biologie animale, les chimères antiques retient l’attention. Contées hier, ces chimères, l’homme d’aujourd’hui les explique et voire même peut les fabriquer et les dompter. Tout cela montre aussi que, fort des outils scientifiques du présent, de l’histoire, l’homme d'aujourd'hui peut faire de la recherche et développement dans le passé et élargir le champ de la connaissance. N'est-ce pas aussi du «Feed’back» ? [2] 

Concernant les chimères antiques, l’on ne peut nier qu’elles aient existé  (la Science le permet puisque elle peut les fabriquer). Toutefois, l’on peut réfuter qu’elles aient été des produits de manipulations par l’homme, mais des artefacts de la nature, peut-on avancer.

Artefacts de la nature que l’on peut expliquer, produire et exploiter à dessein. L’homme d’aujourd’hui en a les moyens : analyser et concevoir ou  traiter la question par la «fiction».  Artefacts de la nature, le «chimérisme» ne serait-il pas aussi la question posée du changement climatique et ses effets sur l’environnement, la faune, la flore et les micro-organismes ? La nature dynamique  ne serait-elle pas toujours à l’œuvre dans chaque changement, et l’homme dans «La Marche» avec ?

Aussi il ne serait pas inutile d’introduire le concept de «L’assimilation scientifique»  qui n’est pas l’assimilation au sens didactique: elle n’est ni la connaissance exclusive des disciplines scientifiques ni l’intégration à une société par la connaissance scientifique, mais «L’homme dans la démarche scientifique».

«L’assimilation scientifique» est-elle innée ? Serait-elle l’ancrage en un seul référentiel ? Alors, ne la serait-elle pas aussi la foi des monothéismes et universalistes ? ou alors,«L’assimilation scientifique» ne serait-elle pas de la foi des monothéismes et universalistes ?

«L’assimilation scientifique» acquise par l’exercice de la méthode ne se discute pas. En effet, se référant à certains événements scientifiques on ne peut que ranger la pudeur qui veut, qu’en scientifique et en Science, ne pas évoquer ce qui est appelé «Nos relativités culturelles». Et pourtant, certains événements scientifiques dont les théories (constructions de l’esprit) invitent, en Science, à prêter plus d’attention à ces relativités : non seulement pour avancer en science en produisant d’autres théories ou pour donner une réponse à nos propres questionnements.  La rencontre avec la théorie du Big Bang  de George Gamow en est un exemple. Les habitués de la lecture des livres religieux dont  la Bible  en diront, «Tout compte fait, le Big Bang, ne serait-il pas une modélisation de la Création du livre de la Genèse ?» Puis peuvent fuser des questions comme «Et l’eau originelle ?» Et si l’on est intéressé, l’on peut aller à la recherche de la réponse, en rassemblant ses acquis, d’une part du didactique et de la Recherche comme la chimie de l’eau et d’autre part de «Nos relativités culturelles». Et la quête se poursuit en interrogation et affirmation. Chaque étape peut donner lieu à une découverte, pour soi ou de soi, et un émerveillement d’une transcendance à faire oublier toute transgression.  Aussi «la Création est scientifique ? ! », quoi qu’il en soit, elle est rendue rationnelle, ne serait-ce le Big Bang !

«La Marche» historique est politique. Les guerres de conquêtes, principalement, la constituaient et pour consolider et gérer les conquêtes, l’homme a été souvent un peu plus loin des terres conquises, pour sceller des alliances en prévention(ou en prévision ou encore en provision ?)

«La Marche» n’est pas restrictive : mouvement de toute la personnalité de l’homme, elle est biologique, physique, intellectuelle et spirituelle.

«La Marche», c’est aussi la rencontre avec la dualité en tout. La dextérité et la probité de «La Marche» ont fait la grandeur et les malheurs des hommes, mais l’homme a toujours su trouver sa voie, «Être homme !» Et,  aussi, c’est avec le sourire du juste et homme du devoir qui donne de se transcender pour devenir meilleur et donner aussi à son tour, à tout homme ou situation, pris dans la dualité, le sourire  transcendant du juste et homme du devoir, et ainsi de suite. Ces états que l’on ne sait pas assez dire avec des mots, ne peuvent-ils pas être lus à travers la figure II.8 ci-dessous?  

À suivre


[1]  Boursoutma, le conte ressource scientifique 

[2] Le «Feed’back» :  «... veiller les acquis jusqu'à l’avènement de la dernière production qui ferait leur accomplissement.» Voir la page  précédente


Figure II.8 - "Le baiser des élus" fresque de la Chapelle Sixtine - Michel-Ange  (1475- 1564) 

Cette fresque, c’est aussi Michel-Ange anatomiste : la liesse des personnages, exprimée dans des attitudes variées du corps humains, met en relief ses muscles dans leur mouvement.