Cours et marchés ñ

Le marché

Économie et développement                      La liberté individuelle à travers la peinture


La liberté individuelle à travers la peinture - Article "aliment-et-developpement.com" - Août 2016

La Liberté guidant le peuple, 1830, Eugène Delacroix,  huile sur toile (2,6 x 3,25)m - Louvre-Lens (depuis 2012), Musée du Louvre (1874 –2012) Paris.                                                        

"Par tous ces corps de l'engagement et de l'utilisation de la liberté individuelle, libres de nourrir qui elle veut !", ne dirait pas   Gavroche ? même en chantant :  


                      

        "Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire

        Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau            

        Je ne suis pas notaire, c'est la faute à Voltaire                  

        Je suis petit oiseau, c'est la faute à Rousseau"            

Gavroche dans « Les Misérables », roman de Victor Hugo, paru en 1862.  


La Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime, 1808, Pierre-Paul Prud'hon, huile sur toile (538 x 465)cm, Musée du Louvre - Paris. 

Le commanditaire de ce tableau est le préfet de Seine FROCHOT, en 1804, pour le tribunal criminel (la cour d’assises) du Palais de justice de Paris.                                   

On peut y voir l'allégorie de l'utilisation de la liberté individuelle.  


Le Christ en croix, 1627, Francisco de Zurbarán, huile sur toile (290 X168) cm, the Art Institute of Chicago 

Pour la culture du développement, l’art et les textes sacrés instruisent: " Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.  Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père." Jn 10, 17-18   Une oeuvre d'art peut avoir un impact sur notre liberté individuelle, elle peut avoir une puissance réelle sur nos violences individuelles, tout est question de ce qu'on met avec ou de ce qui l'accompagne, sa mise en pratique. Peut-on conscientiser, individuellement, Jn 10, 17-18 et ne pas être touché par ce tableau de Zurbarán et par  le geste du Pape Jean-Paul II le 12 mars de l'an 2000 ? la réponse est assurément non, parce que c'est humain et que l'homme est un être sensible. Elle interpelle, cependant, sur l’acuité de la question de l'engagement et de l'utilisation de la liberté collective. Que représente notre liberté individuelle lorsque  la liberté collective peut être engagée ou utilisée à fin de violence ? La réponse ne peut pas être "Rien !" et la mémoire n'est pas rompue.